Le sixième mandat de Jacques Vernier

Le sixième mandats de Jacques Vernier

Tapi dans l’ombre d’une obscure opposition municipale, un jeune militant socialiste se déclara au bon moment candidat à la mairie d’une belle cité de Flandre. Peu de monde pariait sur ses chances et peut être même pas lui.

Il était unique, il le resterait

Jacques Vernier, le vieux maître de Douai, parrain redouté, passait enfin la main, après un interminable règne de trois décennies, cinq mandats complets, record absolu de l’histoire de la ville depuis les échevins du Moyen-Age.

Le monarque avait désigné sa dauphine, dame patronnesse qui paraissait rassembler tous les suffrages et dans tous les cas recevant le seul qui comptait : la désignation du chef. Ainsi adoubée, l’héritière voyait s’ouvrir devant elle un boulevard balisé en trois étapes, l’élection, la victoire, le pouvoir.

Pas de chance. Le plan ne répondit pas aux espoirs. Sans doute fatigué par la trop longue durée de la période verniérienne, attiré par la nouveauté qui a au moins l’avantage de l’incertitude, l’électorat porta au pouvoir local le jeune socialiste prometteur.

Certes, ses titres étaient bien rares, son expérience professionnelle bien légère mais son profil de jeune premier, sa constante correction, son mutisme stratégique sur beaucoup de questions lui permirent de ramasser la mise.

La dauphine avait fait bien pâle figure dans les pauvres débats qui animèrent la campagne électorale. Ses curieuses prises de parole démontrèrent aisément que ni la bienveillance quotidienne auprès des démunis, ni l’appartenance au sexe dit faible, ne suffisent à convaincre des habitants de la capacité à gérer leur ville.

Election faite, l’opinion s’interrogea sur le choix bizarre du vieux maire. On se demanda s’il n’avait pas trop écouté les conseils de son épouse. On en vint surtout à croire si, au plus profond de lui-même, il ne souhaitait pas cette issue. L’échec de son héritière était peut être le moyen de démontrer qu’il était irremplaçable. Il était unique et il le resterait.

Les apparences de l’exploit

Les premiers pas du jeune maire profitèrent d’un bel état de grâce. Il est vrai que cette victoire d’un homme de gauche sous un gouvernement de gauche possédait toutes les apparences de l’exploit. Outre la forte impopularité des socialistes à cet instant, les électeurs ont souvent l’habitude de sanctionner les candidats du même bord que le pouvoir en place.

Il échappa à ces risques, performance qui fut saluée à sa juste valeur. Il avait bien joué, profitant habilement de l’alignement des planètes. Très clairement, les votants, y compris une partie de la droite, appuyèrent le candidat qui, quoi que soutenu par les lambeaux de la gauche et de l’extrême gauche locales, avait eu la grande intelligence de conserver jusqu’au bout un discours modéré.

Il avait aussi un programme dont la teneur, pourtant bien banale, prend toute sa saveur aujourd’hui, quand on considère la réalité de sa mise en œuvre. Quant à l’équipe municipale, à part une ou deux individualités, dès le début du mandat rien ne dépassa du groupe, masse indistincte à l’épaisseur médiatique fort mince jusqu’à aujourd’hui.

Ce dernier trait ne fut pas sans rappeler l’exercice solitaire du pouvoir que pratiquait l’ancien maire lequel, d’une manière tout à fait inattendue, allait se rapprocher subrepticement de son successeur.

Flèches émoussées n’amassent pas mousse

Il y avait eu, durant la campagne, des critiques du candidat mais ces flèches s’émoussèrent bien vite. On avait entendu que si « de belles choses avaient été faites en trente et un ans », on pouvait regretter, ce qui était juste, que le sortant « n’ait pas eu de politique globale ». Plus méchant, le prétendant avait accusé Jacques Vernier d’avoir géré la ville « dans un superbe isolement » en travaillant peu avec les autres collectivités locales, région et département, ce qui était aussi injuste que faux.

Ces petits nuages se dissipèrent rapidement. Dès qu’il mit la main sur les manettes, Frédéric Chéreau, peut être un peu inquiet quant à sa capacité à saisir seul les destinées d’une ville de cette taille, conserva tous les cadres laissés en héritage par l’équipe sortante, notamment le directeur général des services (DGS), ce qui est sans exemple dans l’histoire des alternances municipales. Le nouvel édile rassura son monde d’une formule lénifiante qui serait la marque de son mode de gestion au long de ses six années de pouvoir : « Tous souhaitent rester. Nous ne leur demandons qu’une chose : un investissement fort dans le nouveau projet. »

Les années aidant et le poids des sujets s’imposant, le rapprochement entre l’ancien et le novice fut de plus en plus voyant. On en vint à se demander si le nouveau maire n’était pas, pour Jacques Vernier, le fils dont il aurait rêvé. Le premier ne ménageait pas ses efforts pour complaire au vieux sage, ravi d’être appelé à la rescousse sur tous les dossiers importants dont les chagrins notèrent qu’ils étaient surtout ceux qui n’avaient pas été réglés durant les cinq mandats du Cincinnatus des bords de Scarpe.

Le parc des vanités

Jacques Vernier, mentor du maire, obtint du conseil municipal un hommage saugrenu dont seul le général de Gaulle – il y a peut être un lien – pouvait s’enorgueillir : qu’on baptise de son vivant un lieu public de son nom. Le bon sens ou même simplement l’humilité auraient du pousser l’intéressé à décliner une telle distinction mais ce ne fut pas le cas.

Le remplacement du parc Gayant par le réseau du “tramway“, compte tenu de son coût pour la ville, aurait été mieux indiqué. Plus modeste, une station aurait pu à son tour célébrer une autre personnalité locale chère au souvenir des contribuables douaisiens. On pense bien sûr à Jean-Jacques Delille, ancien bras droit devenu traître, ardent défenseur d’un concept qui, à l’inverse de son financement bien existant, n’a lui jamais vu le jour.

L’hôtel de la Tramerie

Hôtel de la Tramerie

Nos beaux et vieux bâtiments…vides (1)

Ville historique au riche patrimoine, Douai possède une caractéristique frappante : la présence dans ses rues de nombreux bâtiments anciens, parfois énormes, souvent classés mais… vides.

Le joyau de la rue des Foulons

Commençons par le petit joyau de la rue des Foulons, le fameux hôtel de la Tramerie. Son nom ne provient pas, comme on aurait pu éventuellement l’imaginer, de la production drapière mais de ses supposés premiers propriétaires, les sieurs de la Tramerie.

Cette famille qui a entretenu de nombreux liens avec de grandes lignées douaisiennes (de Gouy, de Bavinchove etc.) a produit au début du XVII° siècle les puissants seigneurs « de Roucou et du Forest », gouverneurs de la place d’Aire sur la Lys.

L’appellation est impropre puisque les archives révèlent que ce bâtiment, qui était à proximité du véritable hôtel de la famille de la Tramerie, ne lui appartenait pas. Il aurait été construit par un marchand brasseur au début du XVII° siècle avant d’être transformé ensuite en hôtel particulier. Devenu la propriété d’un officier général, juste avant la Révolution, il est passé à ses descendants, notamment les Balthazar qui en ont fait une institution pour jeunes filles, première destination de ce local qui allait en connaître, non sans dommages, de très diverses.

Des usages variés au fil du temps

On lui compte en effet, toutes sortes d’utilisations jusqu’aux années 60, de l’installation d’artisans, du service des contributions indirectes, du logement d’une multitude de gens, notamment après le legs du bâtiment, au début du siècle, par la  famille Demont, à la commune.

C’est d’ailleurs quand il fut question d’installer un bureau de poste dans les lieux et pour éviter les risques de dégradations qui pouvaient en découler, qu’un classement de la façade et de la toiture fut enfin décidé en septembre 1932, sachant que l’hôtel entier avait été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques l’année précédente.

Vide pendant des décennies, livré au vandalisme en dépit de sa protection légale, on s’interroge sur ce que sont devenus ses boiseries, ses parquets et ses ornementations, retirées – volées ? – de l’intégralité de sa surface.  On accusera sans doute la mérule, ou encore la relative jeunesse de ces aménagements. Ils dataient probablement de la restauration de 1889 ou de celle qui avait suivi l’incendie de 1913. Leur valeur historique était peut être faible.

Un bâtiment classé longtemps délaissé

Quoi qu’il en soit, on peut regretter qu’un bâtiment classé, possession de la commune, n’ait pas fait l’objet d’une protection plus sérieuse. De même, de nombreuses destinations ont été envisagées sous le long règne de Jacques Vernier. La plus aboutie, mais sans succès, ayant été celle de l’installation des bureaux de la toute proche Soginorpa, alias Maisons et Cités.

C’est sans doute l’échec de ce projet qui a paradoxalement permis la restauration du bâtiment. Il menaçait ruine quand, en 2013, avec l’aide de l’Etat, de la DRAC et du conseil départemental, la reprise des extérieurs fut lancée. Avec plus d’un million d’euros de budget (comme toujours à Douai, la connaissance du coût exact est une gageure), les travaux se sont toutefois révélés d’une grande qualité. Si l’intérieur est resté quasi inchangé c’est à dire nu, on note la réfection complète des sculptures des fenêtres, la rénovation totale du toit et des ouvrants. On reste juste un peu dubitatif quant à la rougeur accusée des joints des grès du rez-de-chaussée, mais c’est sans doute parce que nous sommes un peu trop habitués à la couleur du mâchefer que les maçons douaisiens utilisaient habituellement.

Hôtel de la Tramerie à Douai - arrière du bâtiment
Hôtel de la Tramerie – arrière du bâtiment

Six années plus tard, une coquille vide

La lecture dans la presse des sévères déclarations de M. Chéreau en 2013, quand il était dans l’opposition municipale, permet de mesurer ce qui sépare, dans le monde du réel, la parole des actes. Reprenons sans problème, puisqu’il s’agit de la même personne, les critiques du candidat à la mairie envers celui qui la dirige depuis 2000 jours ou presque. L’Hôtel de la Tramerie reste une coquille vide et c’est bien dommage.

On s’inquiète aussitôt de la frénésie qui pourrait saisir la municipalité pour trouver en urgence au bâtiment, à quelques semaines des élections, une destination bâclée à base de transformation en logement social ou d’implantation de bureaux ou autres services improbables.

Besoin d’une idée pleine?

En voilà deux, assez proches tournées vers les entreprises, si d’aventure la commune décidait d’abandonner l’eau tiède des solutions banales.

La première serait d’offrir, sous la condition juridique d’un bail emphytéotique, à une personne privée la possibilité d’installer par exemple « une maison d’hôtes d’entreprise » sur le modèle de « ma pièce » à Lyon, concept innovant autour de l’hébergement et l’organisation d’événements d’entreprises dans 4 lieux différents dans la ville (ça tombe bien il y a beaucoup de bâtiments vides à Douai). Design thinking/ serious game/afterwork/séminaires… une palette de services à la carte est proposée. Tout comme dans le même esprit Chateau form city ‘ dont la promesse est de « faire vivre une expérience pour vos réunions au cœur des villes dans une ambiance chic, inspirée et inspirante« . Une commune qui a été capable d’offrir un investissement d’1,4 million à un restaurateur étoilé (ce qui était une bonne idée) doit pouvoir reprendre cette logique pour un projet qui aurait l’avantage de laisser au privé le coût de l’aménagement intérieur selon un cahier des charges adapté aux exigences de ce monument historique.

La seconde. Pourquoi ne pas transformer l’Hôtel de la Tramerie en « espace de coworking et de co-design » Il pourrait en effet avec intérêt devenir un espace ouvert où rencontres, réunions, échanges informels pourraient se développer après un réaménagement des locaux offrant des ressources matérielles et des services de toute nature (co-working, relais de services etc.). De  nombreux projets de cet ordre ont déjà vu le jour dans la région ainsi à Lille (hall du beffroi consulaire), aménagement intelligent qui permet de soutenir le développement de l’économie locale.

Nous aurions ainsi un beau et vieux bâtiment… plein.

Vous aussi vous avez des idées, partagez-les avec nous.

La fin des embouteillages

bière à douai la fin des embouteillages

En 1900, nommé professeur au lycée de Douai, le jeune agrégé et futur géographe Raoul Blanchard est frappé lors de son arrivée par le nombre impressionnant de vespasiennes qui parsèment la ville : « il y en avait partout. Mon sens géographique me suggéra aussitôt que la présence de ces édicules était liée à un usage constant et copieux de la bière. »

La bière de Flandre

Déduction impeccable. A cette époque, les débits de boissons sont innombrables dans la ville. On en compte plusieurs centaines. La bière coule à flots sous toutes les formes.

La Flandre est, comme toutes les régions septentrionales de l’Europe jusqu’en Scandinavie, un grand espace brassicole. Les traces du breuvage y sont très anciennes. Bien plus sûre que l’eau dont la dangerosité était bien connue des hommes de l’époque, la bière est probablement, comme le cidre l’a été pour la Normandie, une des clés de la prospérité de la région. Elle a certes directement limité la mortalité de la population mais surtout, indirectement, a dynamisé, par son importance, les échanges de l’économie locale.

Une clé de la prospérité douaisienne

Le monopole de la vente des grains dont bénéficiait la ville depuis Philippe Le Bel, source de richesse bien plus durable que la draperie, concernait essentiellement l’orge que les négociants stockaient sur les quais de la Scarpe pour la vendre ensuite sur la place d’Armes.

Au XIX° siècle, les brasseurs étaient en ville une confrérie puissante et prospère comme le montre la position enviable de certaines familles.  La muse d’Auguste Angellier, Thérèse Denys, était ainsi issue d’une lignée de brasseurs qui tenaient le haut du pavé.

C’est à cette époque que la fabrication de la bière, inchangée depuis le Moyen-Age, se transforme. A l’origine essentiellement artisanale et basée sur la fermentation haute, elle devient peu à peu, avec l’invention de la réfrigération, plus stable par la fermentation basse que seules les entreprises importantes peuvent mettre en œuvre.

A Douai, après la première guerre mondiale, le secteur se concentre comme le montre la fondation des Enfants de Gayant qui rassemble en 1919 plusieurs brasseries locales. Peu avant le conflit,  La Nationale s’était s’installée au bord de la Scarpe. Le long du canal se repère encore aujourd’hui son impressionnante emprise de la rue du Gouvernement. De même, ici ou là, en regardant bien certaines habitations privées, quelques malteries se devinent sur les toits.

jour sans bière - jour misère
Jour sans bière – Jour misère

Les brasseurs disparaissent

Autre lien fort entre la ville et la bière, l’Ecole nationale des industries agricoles qui a formé durant des décennies ingénieurs et techniciens appelés à diriger les brasseries dans la région et même au delà. Beaucoup plus modeste, cette formation a subsisté au lycée agricole BioTech’ de Wagnonville dont les élèves apprennent à brasser en produisant en très petite série quelques bières spéciales.

Passé quasi inaperçu le départ en 2017 des Brasseurs De Gayant a marqué la fin d’une histoire millénaire. Dès lors, Douai ne produit plus de bière, ce qui n’était pas arrivé depuis l’époque médiévale. On ne peut que regretter – ce qui arrive souvent – que personne n’ait été capable d’empêcher ce déménagement tellement révélateur du déclin de notre ville.

Quels furent donc les arguments définitifs de Saint Omer, qui pèse deux fois moins que Douai en population, pour réussir à obtenir l’installation de cette entreprise purement douaisienne sur son territoire ?

En conclusion, on se prend à rêver, à un moment où la bière connaît un véritable regain auprès des consommateurs, que Douai puisse renouer avec sa tradition millénaire.

Besoin d’une idée maltée?

Imaginons un lieu actuellement désaffecté – on n’en manque pas – dans lequel la formation des brasseurs pourrait s’établir ainsi qu’un musée de la bière. Ce projet est parfaitement possible quand on mesure le succès de la récente exposition et du marché des producteurs de bières au Musée de la chartreuse. Cette brasserie pourrait être visitable à l’exemple de tant d’endroits dans le monde et enfin on y trouverait un estaminet dans lequel serait commercialisées la bière produite sur place, comme des productions locales sinon internationales.

bière marché des producteurs - musée de la chartreuse douai
Marché des producteurs de bières – Musée de la Chartreuse – septembre 2019

Douaisiens, encore un effort pour rester brassicoles !

*L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

Vous aussi vous avez des idées, partagez-les avec nous.

Sauvons Douai

sauvons douai

C’est dans ces termes, et pas autrement, qu’il faut aborder les municipales qui s’annoncent. Dans le groupe bien fourni des élus qu’ils se donnent, les Français plébiscitent leur maire.

Ils savent que le patron de la cité dispose d’un pouvoir immédiat sur leur vie quotidienne mais plus encore sur l’avenir de la ville où ils habitent.

Ils savent qu’entre l’action d’un idiot et celle d’un intelligent, la distance peut être considérable, en gros celle qui sépare le succès du désastre.

Ils savent surtout, au final, que s’il revient aux premiers de décider, ce sont d’abord les habitants qui supporteront les conséquences de leurs choix ou, pire, de leur absence de choix.

Pour ces raisons sans doute, le moment des élections municipales est celui où on regarde un peu plus précisément l’état de sa commune. Celui de Douai n’est pas brillant. Il est d’ailleurs rare de rencontrer un habitant qui soit heureux de la situation de la ville. Si un de nos lecteurs en connait un, qu’il nous le présente. Nous serions heureux d’entendre ses arguments.

Bien sûr, il serait idiot de ne pas reconnaitre les effets de l’évolution du pays, de notre région, du désastre que représente, pour les villes moyennes, une mondialisation qui concentre la richesse en quelques endroits pour abandonner au reste le strict minimum.

Si la plainte des Douaisiens peut être parfois excessive, on aura du mal à leur donner tort, tant le constat est sévère. Regardons les devantures vides du centre ville, la baisse régulière de la population qu’accompagne, année après année, son inexorable appauvrissement. La comparaison avec la situation d’il y a trente ans est cruelle. Que sont devenues les activités d’antan, l’énergie qui animait nos quartiers ? Où est donc passée la locomotive économique du Douaisis ?  

Tout prouve que le déclin s’est peu à peu imposé, qu’il est à présent évident et massif, sans qu’aucune équipe municipale n’ait jamais été capable, depuis des décennies, de l’arrêter.

Pourtant – sinon ces lignes n’existeraient pas – rien n’est dit, rien n’est fait. Il est encore temps de réagir. Il est encore possible d’installer une politique municipale digne de son nom, une politique qu’on rêve active et visionnaire. D’autres, ailleurs, y sont parvenus. D’autres ont été capables d’inscrire un nouveau cours, avec l’idée de la rupture et la volonté de tout changer. Pourquoi Douai n’y aurait pas droit ? Pourquoi serions nous tous condamnés à subir la loi générale et la bêtise des élus ?

Un rebond est-il possible ? Peut-on imaginer l’obtenir avec les nombreux candidats qui se poussent aujourd’hui au portillon d’une élection dont tout démontre qu’elle sera incertaine ?

Peut-on faire le pari que ces noms déjà connus, peut être même un peu usés, dont les Douaisiens n’ont pas voulu dans le passé, seront la clé du changement tant espéré ?

Rien n’est moins sûr. Il faut se persuader que ces élections seront pour Douai celles du sursaut vital. Une chose est certaine : si ces élections ne permettent pas de désigner une équipe capable de réaliser le retournement positif qu’attendent tous les Douaisiens, l’avenir de notre ville sera sombre.

Observateurs et acteur de la politique locale, nous nous proposons, dans ce blog, d’analyser et même de participer à la campagne qui s’ouvre, en espérant alimenter le débat qui est nécessaire à toute échéance électorale mais qui parait parfois à Douai bien limité.

Car oui, nous pouvons, tous ensemble, sauver Douai et pour une fois, prouvons le !