Allons chercher des habitants

allons chercher des habitants

En France, le taux moyen de vacance des commerces en centre-ville est passé de 7,2 % en 2012, à 9,5 % en 2015, puis 11,9 % en 2018. A Douai, en 2018, il est de 15,7 %. Cet indicateur est inquiétant, nous sommes tous d’accord sur ce constat. Il a de plus quasiment doublé sous le mandat actuel. Nous reviendrons sur ce sujet.

Une erreur stratégique lourde de conséquences

Malheureusement le commerce n’est qu’un symptôme de la santé d’une ville. Frédéric Chéreau a lui même confondu les causes avec les conséquences et c’est probablement là, l’erreur stratégique la plus lourde de son mandat. Concentrant ses efforts sur l’animation, il espérait que cela suffirait à ramener du flux d’activité dans le centre. Il en a oublié de travailler les autres composantes de l’attractivité d’une ville moyenne, d’abord la démographie mais surtout la structure sociale de la population.

Endiguer l’effondrement démographique de Douai

En 2019, Douai compte 38 363 habitants, la projection sur 2020 est de 37 940 soit 2 796 habitants (près de 7%) qui se sont volatilisés depuis le début du mandat de Frédéric Chéreau. Sur la longue durée, on repère trois grandes phases dans l’évolution de la densité. La ville “pleine” enregistrée en 1968 (3 000 habitants/km2) est suivie d’un palier assez long de près de quarante ans (autour de 2 500 habitants/km2). A partir de 2011 s’amorce une baisse continue qui aboutit en 2015 à 2 300 habitants/km2.

Les cibles prioritaires, les familles et les actifs

Cette tendance baissière n’est pas une fatalité. La commune doit tout mettre en œuvre pour attirer des familles qui souhaitent trouver les commodités d’une grande ville sans ses inconvénients. C’est la cible prioritaire. Douai à beaucoup d’atout pour cela. Imaginons un jeune couple aux prises au coût de l’immobilier et de la vie à Lille – et même pourquoi pas à Paris/région Ile de France ? -, mais surtout confronté à la saturation des transports et tous les problèmes que connaissent aujourd’hui les grandes agglomérations.
Pourquoi les familles? Parce qu’elles sont un gage d’avenir, restent dans un lieu plus longtemps, remplissent les écoles, alimentent les associations sportives et culturelles de la ville…

Surfer sur les nouveaux modes de travail

Dans le développement du télétravail qui s’impose comme une condition future du travail salarié, mais aussi l’explosion du statut autoentrepreneur, consultants, coworkers et autres free-lance, les villes moyennes ont une carte à jouer. Des milliers d’emplois des métropoles vont pouvoir être délocalisés et le seront à court terme. C’est maintenant qu’il faut s’y préparer, pas dans 5 ans ou dans 10 ans.

allons chercher des habitants
Espace de coworking

Ce mouvement s’étend dans de nombreux secteurs d’activités, porté par une nouvelle génération souvent qualifiée et bien payée qui recherche une plus grande qualité de vie. Vendons leur la réduction des temps de transport, notre immobilier à prix défiant toute concurrence, la beauté de la ville. D’autant que cet espace à taille humaine permet l’équilibre entre vie professionnel et vie familiale.

Leurs revenus constituent également un intérêt non négligeable pour les territoires régionaux. La chasse est déjà ouverte dans toutes les régions. Seulement voilà, il faut être prêt à les recevoir dans un environnement adapté à ces nouveaux modes de vie et de travail. 

Ce que nous avons encore

Des TGV à 1h10 de Paris, un TER à 19 mn de Lille, des écoles de qualité, une offre culturelle riche. L’accès au haut débit, préalable à toutes activités à distance. De belles maisons douaisiennes.

Ce qu’il nous manque

Il est courant à Douai de se lamenter sur la disparition des commerces de centre ville. S’ils disparaissent, c’est qu’ils manquent de clients. Pour les retrouver, allons donc avant chercher des habitants solvables.

Besoin d’aller à la pêche?

Une campagne percutante

1/ Faire un partenariat avec une école régionale, pour proposer un cas pratique aux étudiants : la réalisation d’une campagne de communication percutante mettant en avant les atouts de Douai sur internet, dans la presse, le Métro Parisien, à Bruxelles ou à Londres et même dans les hauts de France… Saviez-vous qu’une grande majorité de Lillois ou de Lensois ne sont jamais venus à Douai et ne connaissent pas les Gayants?
Une idée simple qui permettrait de faire connaitre Douai au delà de la CAD, de la région et de la frontière située à… 26 km. Avec une campagne publicitaire moderne, humoristique, qualitative comme celle de la région Bretagne réalisée en 2017.

habitants hipster
habitants surfeurs
habitants puces
© Région Bretagne

Un accompagnement à la mobilité

2/ Proposer un accompagnement à la mobilité clé en main, à des familles qui souhaitent changer de vie :

Créer une page « s’installer à Douai » avec du contenu qui fait rêver. Tester cette recherche sur Google, absolument rien ne donne envie de venir, surtout pas le premier site qui remonte « e-territoire » présente un visuel de l’abbaye de Douai. Ne la cherchez pas dans la ville, elle se trouve à Upper Woolhampton en Angleterrre. Pourtant Douai est une ville qui mérite d’être connue.

identification des offres d’emploi qualifiées non pourvues dans l’agglomération,

diffusion aux candidats et à leur conjoint,

aide à la recherche de logement, scolarisation des enfants,

intégration de la famille dans la ville.

Un peu comme sur le modèle d’une entreprise qui gèrent des salariés expatriés. En plus de la réalisation et de la diffusion nationale d’un bon dossier de presse, penser à réserver un stand au salon du travail et de la mobilité professionnelle à Paris pour promouvoir cette initiative auprès de candidats potentiels.

Des week-ends découvertes

3/ Organiser une action de promotion en impliquant des volontaires prêt à transmettre leur attachement à leur ville. Il s’agit d’accueillir le temps d’un week-end des familles et des journalistes à Douai. Prévoir un programme de visites et d’expériences originales, orchestré par l’office de tourisme. Hébergement chez des habitants ambassadeurs de la ville.
Des candidats?

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Roule à bicyclette. Déteste les poignées de main molles et l'eau tiède. Aime le lexique fluvial et l'ambiance du bar de la marine. Pense que sa copine Crumble devrait arrêter de bouffer tous les gâteaux, pendant qu'il vérifie les infos.

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