Znane osoby urodzone w Douai

Les liens de Douai avec la Pologne sont connus. Des noms slaves se découvrent partout, au détour d’une enseigne, d’un voisinage, d’une liste. Il suffit de regarder …

Ces patronymes feraient chez nous le bonheur des joueurs de Scrabble : Rybak, Szczesniak, Szatan, Robaczewski, Sitko, Malolepszy, Gwizdek, Skurpal, Amborski, Bojanek, Lepczynski, Gierszal, Kaczmarek, Kluziak, Wroblewski, Dudziak, Taszarek, Drzewiecki, Smukala, Wroblewski, Kieltyka, Mazur…

Quand on y regarde bien, la Scarpe est en fait un affluent de la Vistule.

De vieux alliés de la France

En dépit des distances, la France a entretenu de longue date des relations avec la Pologne. Il n’est pas besoin de citer les compagnons polonais de Jacques Lesaige, aristocrates fastueux qui, au début du XVI° siècle, l’accompagnaient vers la Terre Sainte.

Un Valois – le futur Henri IIIfut même brièvement roi de Pologne en 1574. Désigné par les nobles soucieux de trouver une protection catholique un peu solide contre l’inquiétant voisin russe orthodoxe et l’agressif prussien luthérien, il ne resta à Varsovie que quelques mois.

Plus proche, en 1725, Marie Leszczynska, fille du roi de Pologne, est devenue reine de France par son mariage avec Louis XV. Par elle, nos derniers Bourbons, de Louis XVI au Comte de Chambord, ont eu dans leurs veines du sang polonais.

Dépecée par ses voisins de 1772 à 1795, la Pologne s’est trouvée au cœur des soubresauts de la Révolution. Epousant ses idéaux qui prônaient l’existence d’Etats nations mais surtout soutenant Napoléon – qui créera pour eux le Duché de Varsovie – de nombreux officiers et soldats intégreront la Grande Armée.

L’Arc de triomphe porte ainsi les noms des généraux polonais devenus français « par le sang versé ». Ainsi Sulkowski, aide de camp de l’Empereur, Poniatowski ou encore Dombrowski, à l’origine du « Mazurek Dąbrowskiego », l’hymne polonais qui, chose étonnante, cite même Bonaparte dans un vers.

Des émigrations au rythme des insurrections

Tout au long du XIX° siècle, les désirs d’indépendance de la Pologne aboutiront à de nombreuses  révoltes. Leurs échecs seront la cause d’émigrations fréquentes de la part d’une « intelligentsia » – terme polonais – qui les dirigeait.

Après l’insurrection de 1830, près de 6 000 personnes, pour la plupart des militaires, émigrent en France qui les accueille avec enthousiasme. Il en sera de même, en moindre proportion, en 1848 puis en 1863, la Pologne ne retrouvant qu’à l’issue de la Grande Guerre, en 1919, une indépendance si chèrement attendue.

Curieusement, cette restauration aura comme conséquence une émigration plus massive encore. Une convention passée avec la France dès la signature du Traité de Versailles permet l’entrée de plus de 600 000 travailleurs destinés aux travaux agricoles, à l’industrie et, bien entendu, à l’extraction minière, secteurs où le besoin de main-d’œuvre après la saignée de la guerre s’avère important.

Cette première vague connaît des conditions matérielles d’installation difficiles. La Société Générale d’Immigration, fondée par des syndicats patronaux, notamment le comité des houillères et celui des fabricants de sucre, traite cette population avec bien peu d’égards.

Les choses sont différentes avec les « Wesphaliens », Polonais installés en Rhénanie au XIX° siècle. Refusant, leur patrie étant ressuscitée, de rester en Allemagne, l’absence de travail dans le pays natal les pousse à leur tour à émigrer en France. Ils s’installent en grand nombre dans notre bassin minier, apportant à la satisfaction des houillères une compétence technique « germanique » qui oblige au respect.

Vivant en circuit fermé jusqu’à la deuxième guerre avec ses « sokols » , son clergé, ses journaux, ses associations, ses commerces, la diaspora polonaise – 150 000 personnes en 1945 – fera le choix de l’installation durable en France après la Libération.

carte postale ancienne de la Boucherie Charcuterie polonaise J. JACHIMCZYK - Pologne à Douai
On doit y trouver des mektas
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Ce choix découle de facteurs complexes dans lesquels jouent ensemble le refus du régime communiste athée, la situation économique de la Pologne dévastée et, à l’inverse, aux lois sociales favorables du pays d’adoption qui améliorent profondément les conditions de vie des travailleurs polonais en France.

De fait, les enfants de ces derniers entretiendront un lien avec le pays natal beaucoup moins  profond que celui de leurs parents et grands-parents. Dès le début des années 50, par les mariages, le service militaire et l’assimilation découlant de l’école française, l’émigration polonaise est devenue définitive.

La Pologne avant Polonia

Avant « Polonia », ainsi que les Polonais désignent leurs diasporas, il y eut dans le Douaisis des précurseurs à ces vagues multiples d’immigration.

Les archives de la ville permettent ainsi d’exhumer l’histoire de la famille Koszutski dont l’arrivée fut liée à l’insurrection de 1830. Le fondateur du clan s’appelait Jean Napoléon Koszutski. Son père, Rafal, était francophile comme l’étaient à cette époque beaucoup de Polonais.

Durant la présence française, fermier général des biens nationaux, il fut ensuite fournisseur des armées impériales. On peut comprendre que le retour des Russes en 1815 fut peu favorable à cette famille.

Né en 1811 à Piasecka Wola (près de Lublin), Jean Napoléon était étudiant à Berlin lorsqu’éclate  la révolution de 1830. Engagé dans les « cavaliers-nobles de Posen », le lieutenant Koszutski, après l’échec de l’insurrection, émigre d’abord en Belgique. Sans doute au titre de ses études berlinoises, il s’établit à Douai en 1838 pour enseigner l’allemand au lycée royal, fonction qu’il conservera jusqu’en 1885.

Cette étonnante durée d’exercice (la retraite à 74 ans…) s’ajoute à une compétence régulièrement saluée. Son proviseur s’étonne ainsi de son opiniâtreté à obliger ses élèves à l’oral, ce qui démontre que cette méthode pédagogique n’allait pas de soi en 1880. L’Inspection Générale, qui demandera en vain pour lui la Légion d’Honneur, est tout autant dithyrambique, indiquant que ce professeur est « toujours jeune, actif, très utile et aimé de ses élèves ».

Dans un enseignement linguistique balbutiant, beaucoup d’officiers polonais réfugiés en France assurèrent des enseignements d’allemand, langue qu’ils connaissaient tous plus ou moins bien. Koszutski est un des rares à avoir présenté avec succès un certificat d’aptitude (ancêtre du CAPES) qui explique la stabilité de son poste au lycée de Douai.

Jean Napoléon conservera toute sa vie des liens étroits avec la diaspora, l’école polonaise de Paris, l’admirable famille Czartoryski, les réseaux des innombrables exilés en France. Il fut surtout très proche de Joachim Lelewel, sans doute rencontré à Bruxelles où l’écrivain s’était installé en 1833.  Ce dernier cite régulièrement dans  ses « Lettres de l’émigration » le « professeur » ou « le savant professeur », alias Koszutski, qui lui sert de courrier et d’agent vers la France.

C’est peut-être par Lelewel que Koszutski s’est intégré à la notabilité bruxelloise. En décembre 1845, il se marie, à Ixelles, avec une demoiselle Hardy de Beaulieu. L’oncle de la mariée est général et son frère, Adolphe, député au parlement, personnalité de premier plan du jeune Etat belge.

Tout en conservant des liens avec sa culture natale, Koszutski, après l’échec de l’insurrection de 1863 qui sonne le glas des espoirs d’une proche indépendance, s’installe durablement en France. La même année ce bonapartiste affirmé est naturalisé français avec le soutien actif du ministre Duruy.  

Les obsèques du professeur Koszutski seront célébrées à Douai le 8 août 1888. Son « cercueil était escorté des officiers de la garnison de Douai » , ainsi ses quatre fils en uniforme dont il sera question un peu plus loin. Autant d’égards auraient ravi celui qui, jusqu’au soir de sa vie, se présentait toujours comme un « ancien officier polonais » .

Acte de décès de Jean Koszutski, 1888, Pologne à Douai
Acte de décès de Jean Koszutski, ses deux fils demandant la disparition du prénom « Napoléon » un peu trop bonapartiste pour l’époque.

Pourtant, son « intégration », selon les termes actuels, sera totale. Ainsi par la destinée de ses cinq garçons et ses deux filles, tous nés à Douai, tous dotés de prénoms à la fois français et polonais, qui ne reviendront de fait jamais au pays des ancêtres.

Gloire aux Koszutski

Des enfants de Jean Napoléon, si l’un de ses fils  – le seul marié – prendra une épouse française, les filles choisiront des partis liés à l’immigration polonaise.

L’ainée, Edwige, née en 1856, épouse en 1878 Anton Kulesza (francisé en Antoine Koulesza, naturalisé en 1888), ingénieur chimiste à Cambrai. Le mariage dura peu, la jeune épousée disparaissant dès 1879, peut être à la suite d’un accouchement difficile. Signe des liens conservés avec sa belle-famille, Antoine sera inhumé dans le caveau douaisien des Koszutski après son décès à Bruxelles en 1903.

La cadette, Marie, se maria sur le tard – à 41 ans – en 1904 avec un officier d’origine polonaise en retraite, Stéphane Etienne Koszarski. Cet émigré de 1863 – originaire de Mazovie comme les Koszutski – qui s’était engagé en 1870 au service de la France, décèdera à La Flèche en 1913.

Avec ces deux filles, les cinq fils de Jean Napoléon Koszutski forment un ensemble qui doit être détaillé pour en présenter tous les étonnants reliefs.

1-L’aîné, Alexis Thadée a vu le jour en 1847. Sa carrière a débuté sous les meilleurs auspices par une entrée à l’Ecole Polytechnique en 1867. Ses rangs de classement démontrent de ses capacités intellectuelles (28ème sur 136 à l’entrée, 39ème sur 124 en sortie et 1er sur les 3 qui intègrent directement le corps d’Etat-Major).

Son début de parcours, au moment de la guerre franco-prussienne de 1870, lui a permis d’y jouer un rôle. Attaché à l’Etat-Major Général, il assure plusieurs missions lors du siège de Paris et durant la Commune.

Capitaine en 1877, il passe ensuite dans l’infanterie où il rejoint le service géodésique de l’armée alors dirigé par le célèbre général Perrier. Il participe à divers travaux topographiques en Algérie mais aussi en Tunisie, pour préparer la mise en place du protectorat de 1881, mission aux confins de l’espionnage.

Il est en effet muté ensuite en 1886 à l’État-Major des Armées (EMA) au sein de la « section de statistique » chargée du renseignement, sans doute au titre de ses connaissances linguistiques et scientifiques. Il y restera jusqu’en 1896, date de sa démission de l’armée.

Il est possible que ce départ prématuré ait un lien avec l’affaire Dreyfus. Le « 2° bureau » , autre nom de la « section » , dirigé successivement par les célèbres Sandherr, Picquart puis Henry a été au cœur de ces évènements. Ce sont ses officiers qui ont découvert et instruit le fameux « bordereau » qui en a été le déclencheur.

Après ces fonctions « sensibles » , vice-président du syndicat des journalistes militaires,  le commandant Koszutski se lance dans une seconde carrière, publiant des analyses remarquées dans les colonnes de plusieurs journaux, ainsi « Le Temps », « l’Echo de l’armée » ou « La Patrie »

Sa mort brutale, en 1908, à 61 ans, a sans doute interrompu un parcours qui aurait pu se déployer encore.

2-Jean Bronislav, né en 1848, présente un profil plus atypique. Il est reçu à St Cyr (ESM) en 1868 dans la promotion du Sultan d’où il sort 142ème sur 227. Sous-lieutenant au 2° Régiment de Chasseurs, il commande un peloton durant le conflit franco-prussien. Combattant autour de Metz, il est capturé par l’ennemi qui le tient prisonnier à Glogau en Silésie jusqu’en mai 1871.

Lieutenant en mars 1873, il suit en 1875 les cours de Saumur comme officier d’instruction (il sort 20ème sur 35). En janvier 1877, il est affecté au 2e bureau de l’État-Major des armées. Capitaine, intégré à l’Ecole Supérieure de Guerre, il en sort breveté en 1879 (71ème sur 75).

portrait de Jean Bronislav Koszutski
Jean Bronislav Koszutski lors du stage de Saumur (1875)

Il poursuit ensuite sa carrière en alternant les mutations en Etat-Major de division et les commandements de troupe : 2° Chasseurs en 1879, 10° Hussards en 1884, 8° Dragons en 1890.

Chef d’escadron, Koszutski est mis en retrait d’emploi pour indiscipline en 1894. Il inonde des supérieurs de trop nombreuses demandes de congés, y compris auprès du ministre. Ces démarches, menées au delà du raisonnable, expliquent cette sanction. Ce coup d’arrêt a mis un terme radical à sa carrière qui ne dépassa pas le grade de « commandant », conservé jusqu’en 1902 après avoir été versé dans la Territoriale.

En 1883, il s’est marié à Tours avec Marguerite Mayer, fille de notaire. Ce beau parti lui donne les moyens de faire construire en 1891 le château du Haut-Villaumay à Auzouer en Touraine. De style éclectique, avec deux tours, une ronde inspirée de Chaumont et une carrée copiant le grand palais de Florence, cette impressionnante bâtisse existe toujours.

la Pologne à Douai - Famille Koszutski - Château du Haut Villaumay à Auzouer en Touraine
Le château Haut-Villaumay à Auzouer, construit en 1891 par Bronislav.

Koszutski aura deux filles, Edwige et Hélène qui épouseront à leur tour deux frères militaires, Bernard et Gabriel Madon. Il est décédé très âgé à Auzouer en 1938.

3-Edouard Joseph a vu le jour en 1850. Entré à St Cyr dans la promotion de Suez en 1869, il en sort 88ème sur 242 élèves.  Cette sortie correspond, plus que ses deux  frères, à la deuxième phase de la guerre de 1870, quand le gouvernement de Gambetta mobilise pour défendre le pays toutes les forces militaires disponibles après la chute de l’Empire.

La création de ces nouvelles unités reposait en partie sur la formation de « régiments de marche » qui, devant l’urgence, eurent recours à des cadres improvisés. Cet expédient explique sans doute qu’en dépit de son âge – il a 19 ans mais il est saint-cyrien – Edouard fut promu capitaine au 2° bataillon de marche de chasseurs à pied.

Cette unité, qui appartenait au 22° corps de l’armée du Nord dirigée par le général Faidherbe, fut engagée dans plusieurs batailles indécises, sinon perdues, de cette phase ultime de la guerre, L’Hallue, Bapaume puis Saint Quentin en janvier 1871. Blessé lors de cette dernière affaire, rapatrié chez ses parents au 4 rue St Vaast, le capitaine de vingt ans y est mort le 5 février 1871.

4-Witold Antoine est né en 1854. Comme son frère aîné, il réussit le concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique en 1873. Il le fait moins brillamment puisqu’il fut quasiment le dernier de la promotion (entré 241ème sur 242, sorti 224ème sur 226 et enfin classé 120ème sur 121 pour l’entrée dans l’artillerie).

Sous-lieutenant en 1873, lieutenant en 1877 et enfin capitaine en 1883, il passe chef d’escadron d’artillerie en 1900. Grâce à l’arme qu’il avait choisie et qui en est la spécialité, il fut plusieurs années en garnison à Douai, entretenant de nombreuses relations dans la notabilité locale.

Commandant de la batterie de Maubeuge en 1906, il est nommé la même année à la tête de la célèbre « commission d’expérience de Calais » qui améliore les matériels d’artillerie, ainsi le fameux canon de 75 ou des modèles divers de projectiles.

Tombé malade, recueilli par son frère Bronislav au château d’Auzouer, il y décède en décembre 1909. Sa notice nécrologique, dans le « Bulletin polonais littéraire, scientifique et artistique », indique qu’il parlait très bien la langue et qu’il avait gardé un lien étroit avec les associations et la diaspora polonaises.

5-Thadée Eugène, né en 1858, est le dernier fils de Jean Napoléon.  Entré à Saint Cyr en 1878 (promotion des Zoulous), il est classé à l’entrée 200ème sur 370 et en sort 321ème sur 352.

Ayant fait le choix de la cavalerie, sa carrière sera relativement stable au plan géographique et militaire. Muté au 14° régiment de chasseurs à cheval de Dôle en 1881, il rejoint en 1885 le 6° à Lille où il fait toute sa carrière ou presque. C’était un cavalier accompli, habitué des concours hippiques, nombreux à cette période d’avant guerre, âge d’or de cette arme avant l’apparition des blindés.

Koszutski est chef d’escadrons en août 1914 au moment de l’offensive allemande. Il commande les 7èmeet 8ème escadrons détachés par le 6° Chasseurs à Maubeuge pour défendre les ponts qui mènent à la ville. La prise de la place par les Allemands, le 7 septembre, envoie en captivité les troupes qui y sont installées dont la demi-brigade et son chef qui passe toute la guerre en Allemagne.

Résidant à Lille après sa libération (Rue Basse, 40), le commandant Koszutski s’était ensuite fixé à Nancy où il est décédé en en 1934.

Une conclusion patriotique

Il serait difficile de trouver aujourd’hui cinq frères officiers. Cet exemple, qui étonnait déjà leurs contemporains, révèle la fascination de l’état militaire qui devait être forte dans la famille Koszutski. Elle rencontre deux volontés de revanche, celle de la Pologne disparue et surtout celle de la France vaincue en 1870.

Plusieurs points communs sont repérables dans le parcours de la fratrie. D’abord, une conclusion décevante après un début extrêmement prometteur. En dépit de leur formation initiale brillante, aucun Koszutski n’accèdera au généralat. Pourtant, les deux derniers sont de la génération des chefs de la Grande Guerre (Galliéni 1849, Foch 1851, Joffre 1852, Pétain 1856). Witold est décédé trop tôt pour jouer le rôle qui aurait pu être le sien dans une artillerie devenue essentielle lors du conflit. Thadée, fait prisonnier dès le début des opérations, n’a pu donner la mesure de ses compétences.

Les cinq frères Koszutski, tous « boursiers avec trousseau » lors de leurs études, ont profité des largesses de l’Etat français qu’il soit impérial ou républicain. Tous ont été distingués par la croix de la Légion d’Honneur, certains jusqu’au grade d’officier : Alexis en 1886, Jean en 1889, Witold en 1894 et enfin Thadée en 1905, de plus officier en 1920 (pour la défense de Maubeuge). Ils reçurent aussi des décorations étrangères, ainsi les ordres du Soleil Levant, de la Couronne du Siam ou le Nichan Iftikhar, autant de reconnaissance de la variété des missions qui leur ont été confiées.

Faute de descendants mais aussi du fait de l’installation des générations suivantes dans d’autres régions de France, il ne reste plus de Koszutski à Douai. Gardons toutefois en mémoire ce clan précurseur pour ses caractéristiques uniques mais aussi, tels qu’ils apparaissent dans les archives, par ses traits plus privés, ainsi la cohésion extraordinaire de ses membres, tous soudés par le respect de la culture polonaise et l’amour sans réserve du pays d’accueil.

L'histoire est sa passion et à Douai, elle est servie. Les détails la passionnent car dans ce cas, il faut bien regarder et tenir le nez en l'air. La ville est belle, il faut la célébrer, tel est son credo.

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